L’AG c’est le « cœur » au sens propre , de tout groupe…

J’ai écrit ça pour les gens de l’embûche.fr

 Donc, en bossant sur l’AG, vous bossez sur la santé du groupe, sacrée responsabilité !

  1. Le plus important c’est que des gens viennent à l’AG et surtout y reviennent. Et c’est ça le plus dur à obtenir, dans le temps…
  2. Pourquoi les gens vont revenir?
    Ils vont revenir parce qu’il y a un profond espoir..
    D’une part de pouvoir rencontrer/entendre des gens qui vont lui apporter ce dont elle a besoin et dans lesquels il/elle se reconnaît

D’autre part, parce qu’il/elle espère être entendue, et que ce qu’il/elle dira sera pris en compte, aura des conséquences, servira à quelque chose. Et c’est sur ce point principalement que le fonctionnement de l’ AG doit y répondre.

En bossant cette question vous vous trouvez au carrefour de plein de flux qu’il faut gérer quasiment en même temps…

Chaque AG est une expérimentation de très haut niveau 🙂

Il faut donc avant chaque AG

1° Tirer les leçons de la dernière…

2° Déterminer les mesures à prendre pour améliorer le bazar

3° Expérimenter tout ça, lors de la prochaine AG

4° Recommencer au point 1 🙂

 

Il s’agît là d’un boulot de longue haleine, toujours à reprendre, à remettre en question… A chaque A.G. une nouvelle situation peut apparaître et nécessitera d’autres solutions.

Le temps, la durée

C’est le centre du dispositif, le bien commun à gérer…

De façon très brutale :

Le temps collectif c’est un peu comme une cagnotte…

 

 Prendre la parole

Quand je prends la parole, Le temps que je prends pour moi, pour parler, n’est plus utilisable par les autres…On est donc au bord du déni de démocratie… 🙂 🙂

Prendre du temps

Attention à cette idée de « prendre du temps »…
On prend toujours du temps à quelque chose d’autre…

Il va donc falloir préciser, par exemple, à quel ordre du jour on va le prendre, et si c’est accepté collectivement. ?

Quand les commissions n’ont pas fait leurs commission….

Je cite Simon:

 « Si ces groupes n’ont rien fait, l’AG ne doit pas en prendre le relais. »

C’est une des raisons les plus fréquentes de perte de temps… Ce sont des questions à vérifier avant l’AG, pour ne pas se retrouver dans cette situation… Bien sûr ce n’est pas facile de reconnaître que tel ou tel groupe n’a pas fait le boulot prévu… Mais vouloir que l’AG le fasse à sa place, à part des urgences de chez urgences, est ce qu’il y a de pire…

On va demander à des gens qui ne sont pas dans le groupe en question de passer du temps sur un sujet pour lequel ils ont estimé qu’ils n’avaient pas de temps à lui consacrer…

Pas d’ordre du jour sans minutage détaillé ?

Après il faut remettre en permanence à jour, tout au long du déroulement de L’AG… L’idéal serait que chacun-e puisse le voir. Il devrait en être de même pour le compte à rebours… Mais c’est vrai que c’est un peu violent comme dispositif…

Les pauses !

Il ne faut pas oublier qu’un fumeur a du mal à tenir plus de 90 mn. 🙂 Sans oublier les problèmes d’attentions…

Pendant la pause c’est aussi la possibilité à l’équipe d’animation de se recaler éventuellement…

Quand on saute une pause, en général d’autres réunions se tiennent à l’extérieur, et à l’intérieur il y a un turn-over… pas terrible…

La fin à l’heure

Qui n’a pas assisté à une AG qui traîne en longueur, avec un départ régulier des participant-e-s … Sans oublier les décisions prises ne fin d’AG par la minorité restante…

Si on prévoit en fin d’AG de faire râteaux/pépites, il faut encore que tout le monde soit là… d’où l’importance de respecter le timing…

Quant au « gardien du temps » faudrait trouver un autre nom moins brutal J

Des pâtes au logis (*)

  • L’évitement

C’est un mode de fonctionnement inconscient dans un groupe.

Une décision délicate doit être prise, et on assiste alors à la mise en place d’une stratégie d’évitement, les prises de paroles vont dévier de la question posée, emmenant le débat sur d’autres champs annexes, périphériques. Il va falloir pour l’équipe qui anime d’utiliser un max de diplomatie pour ramener les gens sur le sujet à traiter

  • Les z’outils

Des outils déjà existants sont nécessaires, certes, mais on risque de tomber dans un excès où « pour un marteau tous les problèmes sont des clous… » et où on entre dans une surconsommation d’outils pensant que ce sont eux qui vont résoudre les problèmes qui se posent au sein du groupe…

L’utilisation systématique d’outils risquent aussi de masquer les problèmes politiques ou autres qu’ils sont censés traiter…

Enfin cette consommation risque d’appauvrir la capacité du groupe à s’inventer ses propres outils… qui eux sont susceptible d’être plus facilement adopté par le groupe parce qu’inventé par lui…

Des temps différents :

Faudrait distinguer des temps différents

1)Les débats

2)Les tribunes

3)Les explications

4)Les prises de décisions

Mais là faudrait faire trop long…

Juste pour finir, si vous êtes encore là ???

On peut voir que gérer une AG est d’abord un vrai travail d’équipe…

Il est alors nécessaire qu’à la fois cette équipe soit légitimée par le groupe dans son ensemble et qu’à la fois elle ne soit pas suspectée d’une prise de pouvoir…

La solution peut être que cette équipe se renouvele régulièrement par tiers par exemple. Le problème étant souvent que peu de gens ont envie de se cogner ce genre de tâche…

S’il y a un renouvellement, il faut aussi que des traces des méthodes/outils employées existent, pour que les suivant-e-s puissent s’en emparer…

 

André

 

(*) Jeu de mot pourri !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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