Nuit Debout Toulouse 3

Mail envoyé sur une liste interne

Vite construire le mouvement avec une charte idéologique et un règlement de fonctionnement

Pour un atelier/commission

Considérer les gens qui viennent assister à une communauté naissante

1) à chaque fois, dès le début faire tourner une feuille pour recevoir les emails..

créer une liste de discussion, immédiatement

2)Pour les comptes rendus et pour prolonger les discussion entre les ateliers ouvrir une section dans le forum…

Avec retard.. tout va si vite…

Je voulais vous remercier de la façon dont vous m’avez accueilli Mercredi soir… J’avoue que je suis arrivé un peu la boule au ventre, allais-je me faire manger tout cru, ou rôtir thermostat 7, j’étais sûr de rien…

j’ai été énormément ému par les gens qui sont venu spontanément se présenter histoire de signifier que même si sur la liste je faisais chier il ne m’en tenait aucunement rigueur…   bien au contraire (là je pousse un peu…)

Heureusement que j’avais la caméra, ça me donnait l’impression d’être utile… mouais, quoique , mais enfin… 🙂 Je voulais monter les images très vite, mais  j’ai eu des problèmes de mécaniques, qui font qu’à la place j’ai mis les mains dans le moteur, à la place de les mettre sur le clavier…

J’ai vécu deux moments forts, Mercredi avec la commission com, et Jeudi avec l’atelier quartier…

Mais en préalable, je voulais indiquer combien j’ai du mal avec vous… Je ne me plains pas, mais je voudrais attirer votre attention, parce que c’est un sentiment que j’ai ressenti avec pas mal de gens de ma génération au sens large, disons 50/70 à la louche, et ayant déjà participé à des luttes , milité au sujet de la chèvre et du choux..  🙂

Il y a à la fois une grande émotion, même un grand espoir à voir naître quelque chose qui ressemble tellement à ce que nous attendions depuis trop longtemps… et ne même temps une impression de ne pas trouver les mode d’articulation possible, tellement votre monde ressemble si peu au nôtre. Ne le prenez pas mal, mais dans nos conversation, reviennent souvent les mots, naïf et auto-centrés. Cette impression que vous êtes centré sur vous-même…

C’est sûrement un peu stupide, mais c’est ce sentiment, qu’en fait vous n’avez besoin que de vous pour avancer, et sûrement pas de nous… (zut je pousse à nouveau)

Par rapport à la commission com, il y avait là 15 ou 20 personnes, 2845 sujets à traiter, et le tout en une heure.. environ…

B essayait de mettre un peu d’ordre dans les abordés dans le désordre, avec un de nous qui intervenait périodiquement dans la conversation sans forcément respecter le tour de parole qui de toutes les façon était assez aléatoire. F m’avait dit au sujet de la questin des outils numérique “ça sera l’occasion de mettre à plat toute la communication de nuit debout.. “du moins l’avais-je compris comme ça… J’attendais ce moment avec une certaine gourmandise…

En fait il a été abordé entre geeks au travers d’un système de commission que je ne connaissais pas. On pourrait appeler ça sous- commission spontanée. J’avais effectivement pendant le déroulement de la commission saisi qui étaient les geeks avec qui je languissait de discuter depuis des jours, des semaines (si si!)… et à ce moment je me suis aperçu qu’ils avaient quitté la commission et qu’il faisaient la leur à 5 mètres de là… Je me suis donc joint à eux…  Ce sont des façons de faire qui me paraissent tout sauf démocratique, mais je sais qu’il ne faut pas que je sois trop psychorigide… alors j’ai joué le jeu.

Il se fait que ça fait plus de 15 ans que je travaille ces questions d’outils numérique en milieu militants, qu’encore actuellement je gère les hébergements d’une petite quarantaine de site . or tout au long de ces conversations que nous avons eu en aparté, je n’ai pas compris la logique qui présidait aux échanges. Je voyais une discussion qui partait dans tous les sens… qui pour moi semblait tourner autour du pot… Et je sentais que ça ne les gênait pas plus que ça… Ils avaient l’air de se comprendre entre eux…

Bref j’ai eu le sentiment en permanence d’être sur une centrifugeuse… qui en permanence me disait, tu peux toujours t’accrocher, à la longue va bien falloir que tu dégages. Tout ça se déroulant avec une gentillesse énorme

Le lendemain “commission Quartier” une cinquantaine de personnes, assises en cercle. Là aussi une drôle d’impression. D’abord les comptes rendus de ce qui a été fait dans les séances précédentes. Puis on en vient aux idées d’actions… A aucun moment il sera évoqué que les gens qui sont là devrait commencer à réfléchir sur qu’on entends pas quartiers populaires, travailler peut-être des textes sur la question du racisme, de la relégation, etc..

Visionner des documents sur les question d’islamophobie par exemple…

Sans parler de la question des privilèges blancs… J’étais là avec quelques personnes qui en connaissaient un bout sur la question.. Mais personne ne prendra la parole. A nouveau cette difficulté d’articulation que j’évoquais plus haut. Une de ces personnes me dira après , à chaque intervention j’avais quelque chose à dire, à chaque fois il aurais fallu rectifier…

Personnellement ce qui m’a le plus sidéré c’est  cette façon naïve, (certain-e-s de mes ami-e-s diraient: post coloniale) de considérer les quartiers populaires comme homogènes, et ce sentiment d’avoir à leur apporter la bonne parole, et en fait de ne pas grand-chose à avoir à apprendre des habitant-e-s…

Même en s’en tenant à l’idéologie “nuitdeboutienne” des débats, l’idée que peut-être ils auraient à apprendre de ce que font certaines asso de quartier ne semble pas les avoir effleuré…

A nouveau je retrouve cette posture auto-centrée et naïve.

Cette commission va se terminer par un listage d’actions avec listage des gens intéressés, puis passage en Ag pour approbation, puis retour en commission pour voir qui va faire quoi… ? Là on touche au manque d’autonomie de certaines commission qui doivent passer par l’apropbation de l’AG pour tout et n’importe quoi

 

 

 

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