De la violence, de la non-violence, de la domination, de l’injustice etc..

Une réflexion suite à mon passage au sommet Anti-Otan à Strasbourg…

Ce qui me gêne le plus souvent dans la question de la non-violence, c’est qu’elle fait trop souvent passer sous la table la question de la domination et de l’injustice…

La non violence, pourquoi pas , mais pas avec n’importe qui !

Pour moi, la question de la non-violence ne se pose qu’après avoir posé clairement, où est la classe dominante, où sont les classes dominées et de quelles injustices elles sont  victimes.

Si l’on ne mets pas, au préalable, et en permanence à jour cette problématique, on se trouve,sans forcément s’en rendre compte, devenir  les alliés objectifs des dominants, ou pour le moins, on tombe dans le n’importe quoi (Camino).

La non-violence peut-être une éthique, une philosophie, une méthode d’action, mais elle ne favorise pas forcément la mise en lumière la violence utilisée par la classe dominante et qui est la cause de la violence des dominés.

Le fait de se demander s’il faut excuser la violence des dominés, me semble une posture morale qui nous place en juge… Il s’agit de comprendre de quoi elle est faite ce qu’elle révèle sur la situation de domination des individu-e-s qui la pratiquent. On peut ne pas être d’accord avec l’utilisation qu’en font les opprimé-e-s, mais en aucun  se mettre du côté des dominants pour condammner cette violence là !

La condamnation de la violence , utilisée par les dominés, devient alors un cautionnement de la répression…

Lors du sommet Anti-Otan à Strasbourg , on a assisté à cette situation, où des mouvements pacifistes et non-violents en tout genres, reprochaient à la police de ne pas s’être occupé des Blacks Blocks…

On en arrive à ce que les chefs d’états présents, (qui sont les plus grands terroristes de la planète)  se trouvaient moins accusés de violence que les quelques centaines de jeunes habillés en noir

On a connu ça avec le PC et les gauchistes, Olivier Besancenot et Tarnac, etc…

Avec cet outil de la non-violence ,  les choses sont encore plus perverses, puisqu’on place, non pas la domination comme cause des problèmes, mais l’utilisation de la violence. Et de ce fait, on obtient une forme de consensus institutionnel  qui lamine la question de la domination qu’elle soit de classe, de sexe, ou de race…

Et toc !

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