Compliquer ce qui est simple

Eviter de répondre à la question complexifiant

Des réponses simples et claires à des questions simples risqueraient de mettre les gens en face de réalités insoutenables, alors on fuit. Et pour masquer la fuite on complexifie à loisir

Noyer le poisson en fusionnant les extrêmes

En disant que tout se tient théorie et pratique, on refuse de donner une place claire à chaque élément

Compétition dans le concept

Inévitablement lorsque plusieurs enseignants discutent ensemble, c’est la course au concept, à celui qui en sortira un inédit, à celui qui jonglera avec

Vous n’êtes pas qu’entre universitaire

Que vous jouiez à ce petit jeu entre universitaires ça vous regarde, mais vous êtes là sur une liste publique, pensez à ceux qui n’ont pas votre immense culture

Lorsqu’ un cinéaste explique un film, c’est souvent beaucoup plus simple et accessible à tous que lorsque c’est un universitaire qui le fait

Comment expliquer que très souvent lorsque que celui qui a fait quelque chose l’explique c’est beaucoup plus simple que lorsqu’un universitaire en parle ?

Le prof arrive rarement à n’être qu’un humble passeur, qu’un entremetteur, prêt à s’effacer devant le déroulement de l’aventure de l ‘élève. C’est vrai que comme il est payé au mois il se doit de le justifier et produire du temps d’enseignements même s’il n’y a pas pertinence.

Et s’il n’y avait pas besoin d’enseignant ?

C’est souvent la pénurie de matériel qui fait que l’on passe autant de temps à la théorie, ça coûte moins cher, et c’est souvent moins exigeant pour les profs.

Ceux qui se destinent à la pratique, ceux quii se destinent à l’analyse, et ceux qui se destinent à n’être que de simples citoyens, ce sont les plus nombreux

A mauvaise questions :

En posant la question « Quel audiovisuel enseigner » je m’interrogeait sur la nature de l’audiovisuel enseigné aujourd’hui. Il me semble que l’on n’enseignait pas le même il y a 50 ans, qu’aujourd’hui, et que ce ne sera pas le même dans 20 ans. Quand je vois la façon dont l’audiovisuel est utilisé (numérisation…),comment demain par l’internet entre autres il occupera des fonctions spécifiques… ne doit il pas y avoir une sorte de veille chez les enseignants ?

Hier il n’y avait que le cinéma !

Je suis toujours très gêné dans la référence au « cinéma » et comment on glisse allègrement de l’audiovisuel au cinéma. Comme si celui ci était l’apogée de l’audiovisuel, et transcendait tout. Aujourd’hui il y a le cinéma, mais il y a la vidéo qui se retrouve par le biais de la numérisation de plein pied dans le cinéma, sur l’internet, et dans le multimédia. Et l’ élève est confronté à tout ces aspects quotidiennement, et face à ce foisonnement je vois souvent des profs qui se réfugient dans le cinéma, en temps que siège des vraies valeurs.

Si la marche à pied s’apprenait à l’université on n’irait pas bien loin :

Peut-être reste t-on enfant toute sa vie , mais quand je vois un enfant apprendre à marcher, je me dis que si des profs s’en chargeaient, le gosses devrait apprendre pendant des années la théorie de la marche à pied, parce que c’est d’une complexité inouïe, que ça met en jeu des lois physique d’une complexité folle, et que laisser les gosses se bricoler ça tout seuls, c’est faire de la France une armée d’ handicapés définitifs.

J’ai été amené à enseigner la mécanique, la menuiserie, l’audiovisuel, l’informatique et d’autres bricoles… et j’ai toujours été étonné de constater que si l’élève avait réellement le désir  d’apprendre, si les moyens techniques necessaires à son apprentissage étaient disponibles, et si l’ enseignement connaissait bien son domaine, tout en n’utilisant pas ses connaissances pour exercer un quelconque pouvoir sur les élèves, acceptant d’être remis en question, ne cherchant pas à engraisser son ego, alors le problème de la pédagogie devenait presque anecdotique, et il y avait une vitesse d’acquisition des connaissances extraordinaires.

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